mercredi 10 juillet 2013

Nina, de Simonetta Greggio et Frédéric Lenoir

" Un amour non vécu n'est pas un amour perdu.
C'est un amour qui vous perd, qui vous possède
                         plus que vous n'en êtes possédé."




Nina est un roman écrit à quatre mains, et une très belle histoire d'amour, dont on ressort souriant et apaisé.
Adrien a décidé de mourir. Il n'attend plus rien de la vie. Il feinte sa nounou de toujours, la seule femme qui s'occupe encore de lui, et projette d'avaler des médicaments.
Mais le soir venu, il fait le bilan et se remémore son enfance, ses vacances en Italie, et cette fille fabuleuse: Nina, dont il était éperdument amoureux. Il se met à lui écrire une lettre.
Puis comme Shéhérazade, chaque soir il va repousser le moment de mourir, préférant continuer d'écrire à Nina, seule raison de survivre à présent. Au fil des nuits, cela devient une immense déclaration d'amour, celle qu'il n' a jamais eu l'audace de faire. Il ne se doute pas que ces mots bouleversants vont croiser le chemin de plusieurs personnes et changer leurs destinées...

"Nina,
  Te souviens-tu de ce que nous répondions lorsqu'on nous demandait ce que nous voulions faire plus tard, quand nous serions "grands"? Alors tu répliquais, enthousiaste, "danseuse de lucioles", je restais muet. Mais, Nina,à toi je n'ai jamais rien caché de la passion qui me dévorait. Je voulais être, ou plutôt devenir, écrivain."

"Et puis un jour il y a eu cette étreinte. La seule. Ce rocher sous la lune, la mer argentée, le duvet clair de tes cuisses sous le short bleu, les trois grains de beauté en triangle sur ton cou, tes épaules moites et nues, fragiles comme les ailes d'un passereau. Nous nous étions assis côte à côte. Tu t'étais ébrouée et tes cheveux avaient frôlé mon cou. Puis tu t'étais blottie contre moi. Instinctivement j'avais alors osé faire ce que je désirais depuis toujours: passer mon bras autour de ton épaule et poser ma tête contre la tienne. J'avais effleuré tes pommettes et tes paupières de ma bouche, et nous étions resté ainsi, souffle court, peau brûlée."

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